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CROATIE : Deux tiers des électeurs ont voté "Oui" à l'UE

Les Croates ont validé hier le référendum sur l'adhésion de leur pays à l'Union européenne, prévue pour le 1er juillet 2013.

Le "Oui" l'a emporté à 67,11% des suffrages, pour un taux de participation s'élevant à seulement 43,58% dans les 6 750 bureaux de vote ouverts pour l'occasion.

Pour devenir le 28ème Etat de l'Union européenne, le traité d'adhésion de la Croatie devra être ratifié par chacun des 27 Etats membres de l'UE. Ce pays de 4,2 millions d'habitants sera la deuxième des six ex-républiques yougoslaves à adhérer à l'UE, après la Slovénie, une perspective offerte à l'ensemble des pays des Balkans occidentaux, rappelle l'AFP.

Après avoir voté à Zagreb, le Président croate Ivo Josipovic a déclaré:

"C'est un grand jour pour la Croatie", avant d'ajouter "Je me réjouis puisque, dorénavant, l'Europe deviendra ma maison".

Les présidents de l'UE et de la Commission européenne, Herman Van Rompuy et Jose Manuel Barroso, se sont également réjouis de l'issue du scrutin et ont déclaré que la décision des Croates allait apporter "de nouvelles opportunités et renforcer la stabilité et la prospérité de leur nation", rapporte Libération.

Belgrade a également salué la décision des urnes, alors que les relations serbo-croates, mouvementées, se sont progressivement améliorées. Le président de la Serbie, Boris Tadić, veut suivre l'exemple : son pays attend une réponse à sa demande de se voir octroyer le statut de candidat à l'adhésion [AFP].

Concernant le taux de participation, bien inférieur à celui enregistré lors des élections législatives de décembre, le Premier ministre social-démocrate Zoran Milanovic a estimé qu'il s'agissait en partie d'un "message" pour son gouvernement (installé il y a à peine un mois), de la part de la population qui souffre en raison de la difficile situation économique du pays, selon l'AFP.

Les autorités ont voulu rassurer les électeurs, dont l'enthousiasme s'est amoindri depuis le début des négociations, en assurant que l'adhésion apporterait "un environnement financier et macroéconomique stable (...), ce qui va relancer le développement de l'économie".

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